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Ce Poème a été réalisé pour le Mémorial de l'Otan de Fréthun

 

Pour que le souvenir reste
Sur ce camp où cohabitent des frères d’armes de toutes nationalités,
Pas un bruit, pas un souffle, le temps s’est arrêté.
Le vent n’a plus d’emprise sur les drapeaux en berne, sur les drapeaux mis bas,
On n’entend plus le bruit clinquant des mousquetons cognant contre les mâts.
Aujourd’hui 28 nations ne flottent plus au vent, et pleurent leurs enfants.
Aujourd’hui tout est gris, deux frères d’armes ont rejoint le paradis.
Hier tous ces pays flottaient allégrement dans le ciel de ce pays,
Côtoyant harmonieusement les cerfs-volants de Kaboul, sous les yeux des enfants,
Ces cerfs-volants qui à cet instant, ne font plus briller les yeux de mes frères d’armes présents.
Sur ce trajet qui conduit à l’aéroport, des centaines de visages fermés se sont rassemblés
Formant ainsi une haie humaine de plus d’un kilomètre, en escorte de nos camarades tombés.
Dans l’air, la fraternité est tellement forte qu’elle prend sa totale dimension
Faisant tomber une pluie d’atropine, vous pénétrant à en faire exploser vos poumons.
Tant d’hommes différents par leurs nationalités, mais tellement clonés sur les mêmes convictions
Les mêmes raisons d’être, une foi tatouée si profonde qu’elle vous en tord les tripes
Cette foi qui a le pouvoir de rendre à ces esprits cette force universelle, mais tellement unique
Et puis ce sacrifice, quelle abnégation, mot fort presque inimaginable,
Mot qui surprend l’individu, pour qui le sacrifice de leur personne est inenvisageable
Et puis l’abnégation, la conséquence fondamentale du métier de tout soldat
L’abnégation qui peut aller de la blessure physique au milieu des fracas
A la blessure psychologique au retour des combats
Jusqu’au don de vie et y rester comme nos deux frères à qui on rend hommage ici-bas
Ce sacrifice total au bénéfice d’autrui, ce don de soi peut vous choquer parfois.
Réussir sa mission, c’est son but, quitte à y laisser la vie,
Protéger ses frères d’armes, même d’une autre patrie, quitte à en payer le prix.
Et là ils sont figés devant ces deux cercueils, ils ne parlent pas la même langue, n’ont pas le même pas
Mais comme ils se comprennent, car ils ont maintes fois vécu ces moments là.
Leurs lèvres diffusent des paroles intimes, pour apaiser l’instant où il faut dire adieu.
Dans le silence, on entend une diversité incroyable de mots pieux
Toutes ces prières faites de différents verbes, se diffusent dans l’air pour n’en former qu’un seul
Oui qu’un, l’amour de son prochain, l’amour de ces soldats qui saluent ces linceuls.
Et tout s’arrête ici ! Qui se souviendra d’eux ? De ces milliers de soldats qui ont laissé leurs vies
Mis à part leurs familles, mis à part leurs proches, mis à part leurs amis !
Dieu merci, en France il y a une ville qui s’appelle Frethun.
Dans cette ville, un lieu, un lieu de non oubli, un lieu où ils sont quelqu’un
Un monument hommage aux soldats de l’OTAN, tombés loin de chez eux sur fond de drapeau bleu
Un devoir de mémoire dont mes frères ont besoin, dont leurs proches ont besoin afin de vivre mieux.
Écoute, écoute ce tout petit garçon lorsqu’il passe devant cette stèle, et qui en se tournant
Demande à sa maman : « c’est quoi ce monument qui parle de Nato, qui parle de l’Otan »
« Un devoir de mémoire mon petit, pour des soldats morts pour la Patrie,
Morts pour une liberté, morts pour sauver un pays »
Ce devoir de mémoire, pour des hommes tombés pour une liberté, tombés pour une égalité
Tombés pour cette fraternité que les soldats ne cessent de prôner
Ce devoir de mémoire qui permet aux familles et aux différentes patries
De comprendre, de faire comprendre qu’ils ne sont pas morts pour rien en donnant de leur vie.
Derrière chaque frère d’armes tombé, se trouvent une famille, des proches, des amis
Se trouvant endeuillés pour toute une éternité.
Ce devoir de mémoire est un devoir d’enseignant
Ce devoir de mémoire est un devoir de parent
Ce devoir de mémoire est un devoir d’élu.
Comment un peuple peut-il avoir un avenir s’il vient à en oublier son passé, son vécu ?
La mémoire est un vecteur de l’histoire, comprendre et pouvoir expliquer le présent.
Oublier son passé, c’est se condamner à le revivre et refaire les erreurs d’antan
Frethun est le garant de la mémoire de nos frères tombés sous le drapeau de l’Otan
Un devoir envers tous les blessés physiquement et psychologiquement
Un devoir envers toutes ces familles, afin qu’ils sachent qu’ils auront ce soutien permanent.
Reposez en paix mes braves soldats,
Reposez en paix, vous qui êtes morts au milieu des fracas
Reposez en paix frères d’armes, tombés sous les couleurs de l’Otan
Vous soldats d’ici ou d’ailleurs, qui pour votre patrie, pour d’autres patries avez franchi le pas
Ce pas lourd de conséquences et qui nous en coûte par votre absence,
Sachez qu’ici-bas la stèle de Frethun mène le combat par sa permanence
Pour qu’on ne vous oublie pas, pour que vous soyez avec nous ici bas.
Vous étiez des hommes de foi, que personne n’effacera
Car nous sommes les garants du devoir de mémoire
Nous vous devons bien ça pour vous rendre la gloire.
Martinez

Ce dessin et poème a été réalisé pour le mémorial de l'Otan de Fréthun, qui en détient les droits, il ne peut être reproduit sur quelconque support sauf autorisation.

Il peut être partagé a partir de cette page. Jean louis Martinez

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